Publié le 26/03/2009 à 12:00 par paperbook
"Lire et être curieux, c'est la même chose" (Pascal Quignard)
Vrai ou faux ?
--
Publié le 18/03/2009 à 12:00 par paperbook
"Plutôt mourir debout que vivre à genou"
Emiliano Zapata
Publié le 03/03/2009 à 12:00 par paperbook
Un très joli récit que ce prix Goncourt de 1975, décerné à Romain Gary pour
La vie devant soi. Une histoire d'amour improbable et particulière entre un enfant et sa nourrice, au delà des religions et des problèmes de la vie.
Ecrit en toute simplicité, récit d’un enfant qui raconte le monde tel qu’il le voit, comme si de rien était, avec parfois des mots qui peuvent être blessant et qu’il répète parce qu’il les a entendu mais ne connaît pas leurs significations. C’est le cas des origines des gens qu’ils rencontrent, de la mort, de la prostitution, des religions ou des maladies. On a une jolie naïveté dans les propos du jeune garçon, qui se construit seul, sans exemple et sans parents. La vie, dure et réelle qui apparaît à cet enfant. Un adulte qui lit se livre réfléchira beaucoup sur l’enfance à protéger de la dureté de la vie et que selon l’âge, on ne le comprend pas de la même façon.
Extraits choisis :
* "Quand on rêve beaucoup, on grandit plus vite"
* "C’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur"
* "Je pense que pour vivre, il faut s’y prendre très jeune, parce qu’après, on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux"
* "Le bonheur, c’est une belle ordure et une peau de vache, et il faudrait lui apprendre à vivre"
* "Le bonheur, je vais pas me lancer là-dedans avant d’avoir tout essayé pour m’en sortir"
* "J’ai placé ma confiance dans le vivant qui ne meurt pas"
* "Est-ce qu’on peut vivre sans quelqu’un à aimer ?"
Publié le 01/03/2009 à 12:00 par paperbook
Prélude de
La vie devant soi de Romain Gary : 2 phrases envoutantes !
"Tu es devenu fou à cause de celui que tu aimes.
- La saveur de la vie n'est que pour les fous."
Yâfi'î, Raoudh al rayâhin
Que de bonnes critiques pour ce livre : on va voir.
Publié le 23/02/2009 à 12:00 par paperbook
Un petit coup de chapeau à un auteur qui a été mon coup de coeur à un moment donné :
Daniel Pennac
Je l'ai découvert dans
Au bonheur des ogres puis j'ai pu lire d'autres livres qu'il avait écrit. Et je dois dire que j'ai son style, son humour pour le moins ironique ! On peut se demander comment il faut pour voir la vie de cette façon, si décalée, mais en même temps si vraie.
Un auteur à découvrir et à faire découvrir aux plus jeunes pour leur donner envie de lire et le plaisir de la lecteur...
Publié le 18/02/2009 à 12:00 par paperbook
Voyageons tout droit en Suède avec
Profondeurs de Henning Mankel, auteur suédois assez connu. Un roman qui nous plonge dans la guerre de 14-18, loin des combats, car la Suède est neutre. Mais un officier de la marine en occupe le centre de l'histoire : celle-ci est faite de phrases courtes, sèches, froides, comme le climat et l'homme que l'on découvre. Il vit avec une certaine distance ce qui lui arrive, tant qu'on arrive à se demander s'il est réellement conscient de ses actes ! Une âme noire, tourmentée qui perd le fil du bien et du mal à cause d'une femme, seule et isolée sur une île déserte, et par le pouvoir que lui confère ses missions secrètes.
Un roman très efficace, rendant accro les lecteurs au fil des pages avec son atmosphère brumeuse.
Quelques extraits choisis :
* "Chaque fois qu’il se regardait dans la glace, il inspirait à fond, comme s’il s’apprêtait à plonger en eau profonde. Il s’imaginait confronter tout à coup à un visage inconnu"
* "La guerre, au fond, est toujours une erreur. Ou le résultat d’hypothèses et de conclusions déraisonnables"
* "Personne ne savait où il était, personne ne savait où il allait, lui moins que quiconque"
* "Un jour, dans un avenir lointain, je pourrai peut-être lui expliquer qu’elle a épousé un homme qui n’est jamais entièrement visible, pas même à ses propres yeux"
* "Quand je suis seul, il m’arrive de m’approcher si près de moi-même que je comprends qui je suis. Mais alors tu n’es pas là, personne d’autre que moi ne peut le voir, et cela ne suffit pas"
* "Parmi les ombres de l’histoire et de la mémoire, sur les rivages de la littérature, l’imagination se mêle aux épaves de la réalité"
* "Il en est sorti cette histoire bien des années plus tard, quand le temps s’était éclairci et qu’à la fin tout cela me rappelait un rêve singulier"
Publié le 16/02/2009 à 12:00 par paperbook
Même si
Le Livre des Trépassés, de PRESTON et CHILD, n'est pas le premier livre de la série, on appréhende facilement les différents personnages du roman. Un très beau livre où une malédiction égyptienne vient interférer dans la vie du Musée de New-York : un criminel complètement fou, mûri par la vengeance met au point une machination pour se venger de son frère. Beaucoup de suspense, qui nous tient en haleine du début à la fin, des personnages tous plus fascinants les uns que les autres. Les faits et lieux ancrent l'histoire un peu plus dans le réel. Les deux frères, personnages principaux sont très ambigues, renforçant la fascination qui plane autour d'eux.
Le roman est bien construit : on découvre l'intrigue par différentes histoires menées en parallèle. Ce style de mise en scène implique qu'on accroche et qu'on se prend au jeu des suppositions.
Extraits :
* "Constance est un château de cartes qu’un souffle de vent suffirait à balayer"
* "La vie ne se limite pas aux choses de l’esprit, elle consiste aussi à combler les sens. La vie est un monde de couleurs, pas une gravure grise et passée"
* "A propos de l’absinthe : on croirait regarder la lune à travers la plus pure des émeraudes"
* "Oubliez un instant les choses de l’esprit et laissez-vous aller à un autre forme de curiosité… celle des sens. La graine de votre âme n’attend que cette occasion pour s’épanouir"
* "Le bleu de son regard reflétant l’immensité de la mer"
Publié le 15/02/2009 à 12:00 par paperbook
Entre la volonté
Et la réalité
Entre le geste
Et l'action
Se glisse une ombre
T.S. ELIOT,
The Hollow Men
Publié le 14/02/2009 à 12:00 par paperbook
Cette année 2009 marque le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin : le père de la théorie de l'évolution des espèces, ou comment une espèce plus adaptée à son environnement qu'une autre peut supplanter les moins adaptées. La sélection naturelle. Cette théorie base de l'évolution a vue le jour dans les Iles Galapagos lorsque ce jeune scientifique partit en mission et après de nombreuses observations.
Enfin, c'est la vérité telle que nous la connaissons aujourd'hui, car
John Darnton, avec
La conspiration Darwin revisite cette histoire communément admise ! On y découvre romancé le voyage du jeune Charles Darwin vers les Galapagos à bords du Beagle via Tahiti. C'est l'une des filles qui commence à mettre en doute les travaux de son père car ce dernier n'ose plus sortir de chez lui, et souffre de milles maux. Mais c'est de nos jours que de jeunes passionnés lève le voile sur les prémices de cette découverte qui a bouleversé le monde de la science.
Dans ce livre, ce croisent un formidable suspense, exacerbé par la soif de pouvoir, de connaissance et de vengeance, le tout sur fond d'épopée scientifique. L'auteur, comme beaucoup d'autres avant lui (les adversaires de Darwin) ose remettre en cause cette théorie en accusant Darwin de plagia...
Publié le 12/02/2009 à 12:00 par paperbook
"Le cœur perd peu à peu la mémoire du soleil tandis que l'herbe jaunit." (poète russe Anna Akhmatov)
Belle citation à propos de la tristesse et du chagrin.